Voilà la suite mdr!!!
C'est à mon tour de parler...réfléchissons!: A chaque fois que c'est à mon tour de parler, j'essaye de m'astreindre à une petite routine dans ma tête:
- Comment jouent mes adversaires? De façon conservatrice? De façon agressive? Timide?
- Quels sont les types de mains que mes adversaires sont susceptibles de détenir?
- Quelle main mes adversaires pensent-ils que j'ai?
- Suis-je en bonne ou en mauvaise position ?
Après cela, on passe aux questions les plus importantes:
- Devrais-je miser (ou relancer) ?
. Si je pense que j'ai la meilleure main, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je mise ou je relance.
. Si je pense que je peux forcer des adversaires que je juge faibles à quitter le pot avec cette mise ou avec une mise future, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je mise ou je relance.
.Si j'ai une bonne possibilité de tirage et que je pense qu'il y a une bonne chance de voir mes adversaires se coucher, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je mise ou je relance.
-Devrais-je checker (ou me coucher)?
. Si je pense que j'ai la plus mauvaise main, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je checke ou je me couche.
. Si je pense que mes adversaires sont forts, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je checke ou je me couche.
. Si je suis sur un tirage mais que le prix à gagner est insuffisamment intéressant, alors, presque à chaque fois, je réponds oui et je checke ou je me couche.
Si après une analyse précautionneuse, je ne pense pas que je dusse relancer et je ne pense pas que je dusse me coucher, je suis confiant dans le fait que suivre est la bonne décision.
J'ai noté que le fait de m'astreindre à cette routine, même dans les situations apparemment évidentes, me permettait souvent d'identifier des opportunités que les autres joueurs peuvent manquer.
En me posant la question du miser-relancer avant celle du checker-coucher je m'assure de jouer un poker agressif. Le poker agressif est le poker qui gagne.
Je n'ai pas besoin d'être le plus grand: Je n'ai pas besoin d'être le meilleur joueur à la table. Tout ce que j'ai à faire est de mieux jouer que quelques-uns de mes adversaires. La plus grande partie de l'argent qui circule autour d'une table va venir de deux ou trois mauvais joueurs. Je vais faire mon possible pour prendre de l'argent aux joueurs plus faibles et préserver mon argent des joueurs plus forts.
Erreurs communes: Tout le monde fait des erreurs mais un mauvais joueur va faire encore et encore les mêmes erreurs. Les joueurs sachant exploiter ces erreurs vont gagner. Voici quelques-unes des erreurs communes que les mauvais joueurs font et mes méthodes pour les exploiter:
-Un joueur ne bluffe pas assez: Quand ces joueurs misent ou relancent, je leur accorde généralement le crédit d'une bonne main. Quand ils checkent, j'ai l'habitude de miser pour essayer d'emporter le pot.
- Un joueur surévalue la top paire: La main gagnante en moyenne au Holdem est constituée de deux paires. Néanmoins, certains joueurs ont tendance à prendre des risques énormes avec la top paire. Quand j'ai une main qui peut battre un de ces joueurs, je vais miser plus que le pot pour le mettre en position de faire une grosse erreur. Flopper un brelan avec une petite paire en main est également un excellent moyen de se faire payer à un niveau considérable.
-Un joueur sous-mise par rapport au pot: Il est très important, particulièrement en No Limit Hold'em, de faire de grosses mises pour punir les joueurs qui tentent un tirage. Quand un joueur mise insuffisamment par rapport au pot et que je suis sur un tirage, je tire avantage de cette erreur en me contentant de suivre la petite mise. Quand je pense que je le bats, je relance.
-Un joueur suit trop: Je vais rarement bluffer contre une calling-station (joueur misant ou relançant rarement mais qui suit presque tout le temps jusqu'à la river dans l'espoir de constituer une bonne main). Je vais, cependant, faire des mises importantes tout au long d'une main forte.
-Un joueur se crispe sous la pression: La plupart des mauvais joueurs "resserrent" trop leur jeu dans les étapes intermédiaires d'un tournoi ou quand ils approchent de la bulle. Ils se crispent et attendent une main énorme. Contre ces joueurs je joue beaucoup plus large, cherchant à voler une part importante des blinds et antes.
- un joueur téléphone la force de sa main par des signes: j'observe constamment ces joueurs que je sois, ou non, impliqué dans un pot (sur le net, il est difficile de déceler des "tells" mais si vous voulez, je peux, possédant un très bon livre à ce sujet, vous faire quelques chapitres sur ça quand vous me le demanderez).